Actualités

Une nouvelle vie pour les Tissages de Gravigny

La Ville lance la réhabilitation de la friche industrielle des Tissages de Gravigny afin d’y accueillir des activités tertiaires, quelques logements en accession à la propriété et l’école d’animation Lanimea. Ce projet, estimé à près de 3 millions d’euros, sera financé par la Ville, la Métropole, la Région et l’Établissement Public Foncier de Normandie.

Un témoin de l'histoire industrielle du territoire

D’abord filature de laine Fraenckel-Blin, puis  Fraenckel-Herzog SA, usine de construction métallique Boyaval, usine de traitement des corps gras Yacco et usine d'impression sur étoffes Decroix et, enfin, Usine d’impression textile d’ameublement, "Les Tissages de Gravigny" ont fermé leurs portes à l’été 2010. 

Un enjeu fort pour le développement du centre-ville 

Située juste à côté de l’église Notre-Dame, classée et récemment restaurée, et du GRETA Elbeuf Vallée de Seine, établissement de formation continue, la friche des Tissages de Gravigny représente un enjeu fort pour le développement du centre-ville. En 2012, cette friche industrielle de plus de 3 200 m² avait été vendue par adjudication sans que l’équipe municipale de l’époque n’en fasse malheureusement l’acquisition. La nouvelle équipe municipale a donc décidé en 2016, avec le soutien de l’Établissement Public Foncier de Normandie (EPFN), d’envisager la réhabilitation de ce site. Une étude technique préalable réalisée en 2016 montre que la structure du bâtiment est globalement saine et fait apparaître une faible pollution, compatible avec la poursuite d’un projet de réhabilitation. Le projet favorisera une mixité fonctionnelle et sociale en prévoyant un lieu de formation, des activités tertiaires et quelques logements en accession à la propriété. 

Lanimea, les Tisseurs d'images

Les Tissages de Gravigny, rénovés, devraient accueillir en septembre 2020 de nouveaux services, dont une école d’animation. Lancée en octobre dernier, Laniméa est un centre de formation dédié au développement des artistes et techniciens dans le domaine de l’image animée. La formation s'ouvrira à une vingtaine d'élèves dès la rentrée 2019 et sera hébergée, dans un premier temps, dans les locaux du GRETA. Complémentaire à d'autres formations existantes en Normandie, elle fournira une base solide dans le dessin, qui permettra non seulement, de renforcer les capacités de l’artiste, mais aussi de fournir les connaissances indispensables à la pratique professionnelle dans les industries audiovisuelles et numériques, ainsi que dans le secteur de l’édition. 

Un secteur économique en émergence

Les compétences dans le domaine de l’image animée font pleinement partie de la nouvelle économie du numérique. Avec la progression des nouvelles technologies et l’utilisation croissante du mobile, les agences de communication installées en Normandie recherchent de plus en plus d’infographistes compétents en animation. Pourtant, même si la région marque un fort dynamisme dans le domaine des nouvelles technologies visible grâce à la Normandy French Tech, les formations spécifiques à l’image animée sont relativement absentes en comparaison à d'autres régions. 

Une pépinière pour les métiers d’art ? 

Dans la continuité de son projet de restauration de l’Aître Saint-Maclou à Rouen, qui accueillera un centre destiné à la filière céramique normande, la Métropole Rouen Normandie réfléchit aux moyens pour soutenir davantage la filière des métiers d’art. Si la Métropole lançait un tel projet, la ville de Caudebec-lès-Elbeuf, avec la réhabilitation des Tissages de Gravigny, serait candidate à l’accueil de cette pépinière.